Via Mokattam (explication en bas de la note)
C’est l’un des plus anciens cimetières musulmans et ne cesse de s’agrandir. Aujourd’hui, c’est une ville dans la ville ou environs un million de personnes cohabitent avec les morts, parmi/sur/à côté des tombes. Les premiers habitants étaient justement les gardiens de tombes, mais avec le développement démographique et la pauvreté croissante, ceux qu’on oublie et ceux qui ne sont pas les bienvenues trouvent refuge là bas.
Chose étrange, c’était plutôt les égyptiens qui me déconseillaient d’y aller, eux même ne voulant pas s’y aventurer. La description ressemblait à celles des favelas de Rio, c’était la cité de la délinquance. Pendant ma visite (en journée) je n’ai rien vu de tel… peut être ne suis-je pas restée assez longtemps, peut être que le guide que j’avais eu (un garçon du quartier) a voulu m’épargner certaines images… je ne le sais pas. Dans le Sarcelles Cairote, j’ai pu visité plusieurs mosquées et mausolées (Qaytbay, Barquq, El-Shafi), des madrassas (écoles coraniques), un souffleur de verre, me promener dans les rues, aller boire un thé dans une échoppe, me faire offrir du pain et des dattes…
On y accède en traversant Mokattam, le quartier des chiffonniers lequel est au fait est le quartier des trieurs d’ordures. Ce ne sont plus des images provenant de télé et de magasines. L’odeur est insoutenable. Plus de 400 000 personnes y vivent, à majorité copte. Depuis des années, Sœur Emmanuelle et Sœur Sarah essayent d’améliorer leurs conditions de vie. Je pense que c’est surtout cela qu’on ne voulait pas que je vois… En hauteur sur la colline, le quartier a été rénové. Il y a là deux jolies églises qu’on peut visiter dont celle de La Vierge et de Saint Siméon le tanneur et son amphithéâtre creuser dans la falaise. Un Caire loin des regards des touristes et pourtant tout proche du centre ville...
































































































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