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.. Arrive bien tard...
Avec le printemps arrivent le soleil, les arbres en fleurs, ménage, dépoussiérage… d’autres choses également. Certains des anciens albums photos (le Caire, Moyenne Egypte, Mer Rouge, Alentours du Caire) vont bientôt subir la même chose, nettoyage et relooking, avec des diaporamas et des explications.
Par lequel désirez-vous que je commence?
Toutes vos idées sont les bienvenues...
La première fois, fevrier 2004
Ce qu'il y a de bien en février quand on vient en Egypte, c'est qu'il ne fait pas très chaud et les visites commences plus tard (mais elles durent moins longtemps aussi). Ceci dit, avec Laurent, été comme hiver, le départ se fait toujours à 9h. Je suis libre de faire les visites qui me plaisent, mais j'aime bien les faire avec lui... il est égyptologue, photographe, sait ce qu'il faut voir et faire...
Aujourd'hui, nous allons escalader la Cime d'Orient pour avoir une vue imprenable sur Thèbes et les différentes vallées. Laurent m'avait prévenu que ça serait assez éprouvant, de ne pas sortir, éviter du fumer et de boire. Évidemment, je fais tout le contraire (ceci ne me concerne pas, je suis en pleine forme...)
Pour cette expédition nous sommes quatre, Laurent (bien sur), Hassan (notre guide), Claude et moi même... Que l'aventure commence!
And move...
Mes souvenirs sont souvent liés aux situations et aux images en mouvements... Une ballade en voiture, un voyage en train, une traversé en bateau, un tour en moto, une course en car avec des militaires... Ces souvenirs sont souvent liés à un air de musique... Est-ce suite aux mouvements que je m'en souviens plus facilement, le mouvement est-il significatif?
La route, rouler... Oui j'aime. La route comme synonyme d'espace, de liberté, de loisir, de désinvolture, souvent longue et droite, parfois sinueuse et escarpée ou embouteillée, sans attrait particulier pour le conducteur... je suis passagère et observatrice...
Maintenant, c'est l'arrêt. Il y a ces gens et ces hommes qui sont liés aux mouvements et dont je me souviens plus facilement. Et, il y a des voyages qui me bouleversent encore... Les gamins des rues qui vendent le jasmin et qui malgré la circulation chaotique du Caire s'accrochent aux voitures et crient famine. Parfois un Hammer ou une Mercedes les heurtent, sans que cela dérange qui que ce soit. D'autres gens que le policier chasse à coup de bâton pour vous laisser le passage, des fois c’est à coup de jets de pierres…
Malgré les photos ramenées, parfois il est difficile d’immortaliser. Il n'y a pas de photos de cela, juste des images qui défilent et troublent.. A suivre...
Imrat Ya'qubyan
En souvenir... et pour ceux qui ne connaissent pas encore
Le film venait d’être présenté au Festival de Cannes, le livre était devenu un best seller, et avec toutes les polémiques qu’il suscitait, j’était impatiente de rentrer à Paris pour enfin pouvoir me le procurer et le lire. Dans les valises il y avait quand même le dvd du film en VO sous-titré en anglais. Et une fois à Paris, un dimanche matin je l’ai commencé pour ne pas arrêter de le lire jusqu'à la dernière page… et aussitôt après, j’ai voulue voir le film…
La première question que je me suis posée était comment ce livre a pu échappé à la censure ? Dans un pays ou démocratie et liberté d’expressions sont presque inconnus, traiter des sujets tabous tels que : l’homosexualité, corruption politique, violences policières, harcèlement sexuel, terrorisme, hypocrisie ambiante, était audacieux. Et cela a fonctionné… pour des raisons en partie mystérieuses…
L’immeuble Yacoubian, c’est un chassé croisé des habitants d’un immeuble à l’apparence bourgeoise, des destins troubles et émouvants, la réalité sur la situation actuelle, certains diraient trop commercial ou caricatural… moi je dirait sublime.
Le point de vue des éditeurs :
"Alaa El Aswany ne cherche pas le scandale. Il nous dit simplement que le roi est nu. Il nous montre ce que chacun peut voir autour de lui mais que seule la littérature rend vraiment visible. Nous comprenons un peu mieux comment va l’Egypte, certes, mais aussi comment va le monde et – peut être également – pourquoi explosent les bombes…"
A lire surtout mais aussi à voir car c'est retracé avec beaucoup de fidélité
Depuis, l'auteur a sorti un autre livre "Chicago", mais ça sera pour une autre note
Mon premier voyage au pays des pharaons et du narguilé c’est fait en 2002, suite à la lecture de romans et livres divers et à la passion archéologique que cela avait suscité. Je voulais voir ces monuments grandioses a jamais égalés, toucher aux mystères qui les entourent… et Alice découvrit Le Pays des Merveilles… Depuis, à chaque fois que je peux, je m’envole vers Misr (Egypte en arabe) en essayant de découvrir une nouvelle région ou un site inconnu... ce qui fait presque six mois de vie sur place, une centaine de lieux visités et plus de 50 000 photos...
Et au-delà des pyramides et des hiéroglyphes, il y a aussi l’Egypte contemporaine, celle dont on passe souvent à côté, et c’est elle que j’affectionne particulièrement. Ce sont les odeurs des marchés, le pont du 6 octobre et son trafic , la musique sur les bateaux qui sillonnent le Nil toute la nuit, les bruits des klaxons, le sandwich au foul, la ballade en felouque, les alcools trafiqués, la poussière, le chant du muezzin, les invitations aux mariages et repas de famille, les fêtes et chants découverts au détour d’une rue, le temps qui n’existe plus, le soleil brûlant, cette population accueillante, curieuse de tout, souriante, maligne, joueuse, les rencontres merveilleuses, des choses moins drôles aussi. Un pays à plusieurs vitesses et de tous les extrêmes. Mais, sans tout cela, il n’y aurait ni magie, ni passé, ni culture, ni richesse…
Dans ce blog, j’aimerais vous faire découvrir ce pays à travers les anecdotes, récits, photos, l’Egypte du passé et celle du présent avec des mots simples, au fil de temps et des rencontres.
L’Egypte c’est ça aussi... en 160 photos, 12 minutes de diapos... si vous avez le temps, et avec la bande son...
Photos: Laurent Chalaux, Willy Vignal et Tatiana
Musique: Omar Khairat, Arabian Rhapsody
P.S. Etant juste une passionnée et pas une archéologue spécilisée, il se peut que des erreurs se glissent dans les explications des albums photos. Veuillez m'en excuser et je vous prie de me prévenir. Je vous remercie de vous perdre dans ces pages et vous souhaite une très belle visite...
Via Mokattam (explication en bas de la note)
C’est l’un des plus anciens cimetières musulmans et ne cesse de s’agrandir. Aujourd’hui, c’est une ville dans la ville ou environs un million de personnes cohabitent avec les morts, parmi/sur/à côté des tombes. Les premiers habitants étaient justement les gardiens de tombes, mais avec le développement démographique et la pauvreté croissante, ceux qu’on oublie et ceux qui ne sont pas les bienvenues trouvent refuge là bas.
Chose étrange, c’était plutôt les égyptiens qui me déconseillaient d’y aller, eux même ne voulant pas s’y aventurer. La description ressemblait à celles des favelas de Rio, c’était la cité de la délinquance. Pendant ma visite (en journée) je n’ai rien vu de tel… peut être ne suis-je pas restée assez longtemps, peut être que le guide que j’avais eu (un garçon du quartier) a voulu m’épargner certaines images… je ne le sais pas. Dans le Sarcelles Cairote, j’ai pu visité plusieurs mosquées et mausolées (Qaytbay, Barquq, El-Shafi), des madrassas (écoles coraniques), un souffleur de verre, me promener dans les rues, aller boire un thé dans une échoppe, me faire offrir du pain et des dattes…
On y accède en traversant Mokattam, le quartier des chiffonniers lequel est au fait est le quartier des trieurs d’ordures. Ce ne sont plus des images provenant de télé et de magasines. L’odeur est insoutenable. Plus de 400 000 personnes y vivent, à majorité copte. Depuis des années, Sœur Emmanuelle et Sœur Sarah essayent d’améliorer leurs conditions de vie. Je pense que c’est surtout cela qu’on ne voulait pas que je vois… En hauteur sur la colline, le quartier a été rénové. Il y a là deux jolies églises qu’on peut visiter dont celle de La Vierge et de Saint Siméon le tanneur et son amphithéâtre creuser dans la falaise. Un Caire loin des regards des touristes et pourtant tout proche du centre ville...
Ou comment apprendre la danse orientale
Voilà un joli film qui donnera envie à de nombreuses filles de se transformer en Shéhérazade d'un soir et fera le bonheur des marchants de tenues de danseuses de Khan el Khalili, Louxor, Assouan… C’est l’histoire d’une jeune américaine qui tombe amoureuse d’un égyptien et a une révélation pour la danse orientale (les deux en même temps, ou presque) et qui décide de partir au Caire pour le conquérir et d’apprendre la danse orientale (presque en même temps également). Et sur place les problèmes commencent… C’est divertissant et agréable, les images sont belles et la bande son remarquable.
Le Caire… c’est le lieu de prédilection de toutes danseuses orientales, elles y sont de véritables stars, la télé, films, clips nous les montrent en permanence… Elles sont à l’image qu’on peut avoir, qu’on se fait et dont on rêve...
Mais en réalité ? ...souvenirs du Caire..
Il y a en effet dans quelques grands hôtels de la ville des danseuses libanaises et russes qui se produisent, mais surtout pour les saoudiens et quelques touristes passés par là. Les tenues sont clinquantes, poses aguichantes (un peu de rêve) les orchestres qui les accompagnent prodigieux et leurs prestations sont souvent demandées pour des mariages et autres grandes cérémonies Mais la plupart du temps ce qu’on voit pendant le séjour et lors de "l’inoubliable soirée galabeya hebdomadaire" et loin d’être clinquant. Cela se résume a une demi heure de danses des derviches tourneurs et a une demi heure de danse orientale avec passages obligatoires sur scène de monsieur et madame. Parfois cela se résume à un passage frotti frotta entre les tables avec la fameuse mise des billets dans le soutien gorge et la photo souvenir. Il y a déjà la même choses dans de nombreux restaurants parisiens. Nous sommes loin de l’orient de Sultan et Shéhérazade et de la danse sensuelle et séductrice des sept voiles… et des Bellydance Superstars
Mais il y a encore…
Plusieurs nouveaux albums photos sont en ligne :
Alexandrie, avec un petit tour de la ville, et deux sites incontournables à Alexandrie: les Catacombes de Kom el Chougafa, et la Colonne de Pompée et le Serapeum. Il y en a d’autres, comme la Nouvelle Bibliothèque, Le Musée, et ça viendra doucement…
Pour les passionnés seulement, et pourtant… sur le site d’Abydos, la partie jamais ouverte au public depuis sa découverte en 1900 : Oumm el Qaab, la nécropole des premiers pharaons (3100-2900 av. J.C), Chounet el Zebib ou la fort de Khasekhemoui, la première grande construction au monde et Kom el Sultan, le Temple d’Osiris, très grand lieu de pèlerinage populaire en Egypte pendant 3000 ans. Dans cette note, je parlais déjà de ces endroits et de l'envie de les voir un jour...
Un grand merci à l’égyptologue Christian Leblanc, grâce auquel nous avons pu visité cette partie d’Abydos.
Je remercie égelement tout ceux qui ont eu la patience et l'envie de se perdre dans ces pages … en diaporama ou en albums photos avec les explications…
Quand le Caire devient la capitale gastronomique...
Lors d’un séjour au Caire, j’ai fais la connaissance de Thierry, chef cuisinier du restaurant gastronomique du Nile Hilton "La Rôtisserie Belvédère". Thierry est un jeune homme charmant, ambitieux, voué corps et âme à son métier et ça ne faisait pas longtemps qu’il était arrivé en Egypte. Ravi de rencontrer des personnes lesquelles comme lui partagent la passion de la gastronomie, il nous a invité au "Concours du meilleur cuisinier de l’Egypte" auquel il participait.
Le concours se déroulait dans le prestigieux Intercontinental Citystars (lequel hormis d’être un hôtel moderne, de bon niveau, immense, et de se trouver dans un centre commercial encore plus immense, n’a pas vraiment quelque chose de prestigieux). Nous sommes partis les papilles en éveil et l’idée de pouvoir déguster tous ces mets raffinés… Sauf que…
La salle est immense, il y a beaucoup de monde, les présentoirs sont remplis et colorés, un peu trop même... La télé, radio, des chefs de cuisines européens et égyptiens et personnalités sont présents. Nous retrouvons Thierry qui à l’air surmené. Il nous dit qu’il est là avec son équipe depuis cinq heures du matin. Une chose m’a interpellé depuis le début, c’est que tous les plats brillaient. Thierry m’explique que c’est à cause de la gélatine, ils sont obligés d’en badigeonner les plats pour conserver l’aspect. D’accord, mais le goût ? Et bien, le jury ne goûte pas les plats, mais les jugent uniquement sur la présentation. Ah… Elire le meilleur cuisinier uniquement sur la présentation des plats ? C’est possible ça ? Ben oui. Lui non plus ne savait pas que cela se passait de cette manière. Welcome in Egypt ! Voilà pourquoi j’aime tant ce pays, on ne sait jamais ce qui nous attends !
A défaut de goûter à ses plats, nous sommes partis nous gaver de mezzés dans un des bars de l’hôtel. Ce qu’il y a de curieux/très bien en Egypte, c’est qu’au bar vous pouvez commander les plats des restaurants et même des choses qui ne sont pas à la carte, et on vous les apporte. La magie du service...
Résultat du concours : c’est l’Intercontinental Citystars qui à remporté tous les prix : meilleur cuisinier, restaurant etc… Corruption ?!! Nan, juste coïncidence... Je me demande si Thierry s'est habitué...
P.S. Blague à part, il existe de très bons restaurants au Caire et dans toute l’Egypte.










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